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Le plus grand des crimes, c’est de tuer la langue d’une nation …

Charles Nodier

Le plus grand des crimes, c’est de tuer la langue d’une nation avec tout ce qu’elle renferme d’espérance et de génie. Charles Nodier 

Jean-Charles-Emmanuel Nodier est un écrivain, romancier et académicien français (29 avril 1780 à Besançon – 27 janvier 1844 à Paris). On lui attribue une grande importance dans la naissance du mouvement romantique.

Que souhaite nous dire Charles Nodier par cette phrase ? Peut-être qu’une langue est un trésor dont les locuteurs sont les détenteurs. Une langue est bien plus qu’un outil de communication. Il s’agit avant tout du reflet d’un peuple, d’une histoire, d’une topologie, des arts et de la culture d’une nation. Faire disparaître une langue est comparable à l’extermination d’une espèce animale ou végétale. La diversité des langues est comparable celle des espèces. Elle est favorable à une certaine harmonie et équilibre. Lorsqu’une espèce s’éteint, c’est toute la chaîne alimentaire qui est menacée. Bien qu’étant tantôt proie ou prédateur, il y a une interdépendance dans la nature. Il en va de même pour les langues, certaines, bien qu’étant tantôt dominantes pour les unes ou sous le joug d’une autre, elles se nourrissent et grandissent au contact de ces dernières. 

Ainsi, une langue a sa contribution à apporter à l’humanité toute entière. Elle détient un éventail de concepts, une profusion de sens, d’émotions, d’histoires et de récits, de sensations et d’expériences qui viendraient à manquer à l’humanité si elle venait à mourir. Une langue est une connexion avec nos aïeux aussi lointains soient-ils, elles nous servent à la fois de guide et de consolation. Elles promeuvent l’espérance par leur beauté et leur singularité. Elles sont le reflet du génie du simple fait qu’elles traduisent la complexité des sociétés humaines qui nous ont précédés et celles dans lesquelles nous vivons encore aujourd’hui

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