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L’IA ou la revanche des prolétaires

Les cols blancs s’étaient jusqu’à très récemment toujours sentis à l’abri. Ça ne les gênait pas de voir des millions d’emplois délocalisés ou remplacés par des machines. Les professions de bureau n’avaient que faire des ouvriers qu’ils voyaient pour beaucoup en prolétaires. L’IA est en train d’inverser les mécanismes de prolétarisation. Les cols blancs vont perdre leur emploi en masse bien plus rapidement que les cols-bleus et rien n’est sûr qu’ils puissent en retrouver un autre à l’issue. Rien ne dit que le travail sera accessible à tous à l’avenir. Les professions manuelles ont bizarrement encore un avenir devant elles, du moins pour un temps.

Une nouvelle classe de prolétaire sans travail

Au sens marxiste du terme, le prolétaire est celui qui ne vit que de son travail. Au sens romain (et antique), il désigne ce pan de la population dont la seule fonction utile est de se reproduire. Si on regarde le paysage économique, on pourrait dire que les prolétaires actuels ne le sont pas au sens marxiste du terme, mais plutôt au sens romain. En effet, ce qui caractérise les classes pauvres des pays développés, c’est avant tout leur éloignement du travail. Le chômage constitue une réalité structurelle des économies européennes et dans une moindre mesure de celles des autres pays occidentaux. Cependant les prolos n’ont pas de travail mais ils continuent de faire des enfants.

Une nouvelle classe de prolétaires : les sans travail ni enfants

Ce qui pourra se passer avec l’IA c’est qu’elle formera un prolétariat sans enfants. La vie des métropoles efface les jalons du temps biologique : les gens sont jeunes pour toute la vie jusqu’à subitement découvrir leur vieillesse au soir de leur vie. Les villes offrent distractions et plaisirs auxquels il faut renoncer dès lors qu’un enfant est à notre charge. Ceci explique pourquoi beaucoup de trentenaires et quarantenaires citadins n’ont pas d’enfants. La prolétarisation des cols blancs n’éradiquera sans doute pas ce phénomène et ce même s’ils n’ont pas accès aux mêmes plaisirs. Les personnes déclassées voudront accéder au même droit à la consommation hédoniste de produits et services présents dans toutes les métropoles.

Vers une nouvelle révolution prolétarienne

Quelles étaient les origines du socialisme et des désirs d’une révolution prolétarienne au XXe siècle ? En mot, il s’agissait de la répartition de la richesse. L’industrialisation de l’Europe a donné lieu à des gains en productivité sans commune mesure avec ce qui s’était passé jusqu’alors. Le problème est que le capital n’était détenu qu’entre les mains de quelques acteurs et que l’essentiel de la richesse produite leur revenait. Les aspirations socialistes tiennent du fait qu’il fallait “socialiser” les profits qui échappaient à la main-d’œuvre qui les créait. Le communisme décida d’éliminer la classe détentrice de capital afin que celui-ci revienne aux États, créant par la suite d’autres problèmes qui firent tourner l’économie au ralenti. L’accaparement de la richesse à l’heure actuelle par peu d’acteurs est criant. Les GAFAM monopolisent des pans entiers de l’économie virtuelle (moteur de recherche, réseaux sociaux etc.). Cette richesse est cela dit généreusement partagée avec les employés qui travaillent pour ces entreprises. Que se passera-t-il quand on pourra tout simplement se passer de 90 % de la main-d’œuvre dans l’informatique ? Il y aura sans doute de nouvelles aspirations socialistes. C’est ce que l’on aperçoit déjà avec l’évocation du revenu universel. Cela sera-t-il pour autant suffisant ? Un développeur habitué à gagner 200 000 dollars par an pourra-t-il se consoler avec un revenu universel (aujourd’hui estimé à 13 000 dollars aux États-Unis) ? Sans doute que non, le déclassement d’une partie d’une population ne s’est rarement passé sans heurt dans l’histoire.

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