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Esquiver et encaisser : deux vertus indispensables pour la relation avec les autres

elephant

Savoir puiser dans la boxe et les stratégies de défense animales 

Quand on interagit avec autrui, trois expériences se présentent à nous qu’on pourrait classer simplement comme étant positives, neutres ou négatives. 

Bien souvent on ressort affecté d’une expérience négative et revigoré d’une expérience positive. 

Un problème peut apparaître lorsqu’on fait face à des personnes nuisibles de manière répétée car cela draine notre énergie. On peut apprendre à se protéger d’elles tel un boxeur, tantôt en encaissant les coups si l’on a une résilience naturelle ou bien esquiver les coups si l’on est plutôt agile. C’est de cette même manière que dans la nature, les proies dans la nature apprennent à se défendre des prédateurs. 

Face à un lion ou des hyènes, l’éléphant et la gazelle sont des proies potentielles, néanmoins elles ont déployé des techniques de survie différentes. L’une consiste à éviter la confrontation par l’agilité et la rapidité, l’autre consiste à faire face à l’aide de sa peau épaisse et des ses défenses. 

Pour cette raison, chaque personne a un animal totem qui symbolise le mélange entre ces deux caractéristiques que sont l’esquive ou la capacité de résilience. Bien sûr, d’autres personnes se définieront volontiers davantage comme des prédateurs, il y a aura ainsi pour eux une dimension d’attaque. L’attaque peut se subdiviser en trois  types d’individus  : l’attaque comme stratégie de défense, puis l’attaque des assaillants eux-mêmes divisés en charognards et prédateurs. 

Un charognard s’attaque à des proies mortes alors qu’un prédateur s’attaque à des proies vivantes. Il n’y a dans la nature pas de différence fondamentale entre ces deux comportements : un prédateur peut se comporter en charognard et inversement. Il s’agit plutôt d’un spectre, certains animaux auront une tendance charognarde alors que d’autres seront plutôt davantage des prédateurs. Ceci ne change en rien les stratégies de défense que nous devons employer dans un environnement hostile : savoir esquiver ou encaisser les attaques. 

Les herbivores emploient eux-aussi des stratégies de groupe pour se prémunir des attaques de prédateurs. L’une consiste à impressionner et dissuader. Il est en effet plus difficile pour un lion d’attaque un troupeau de buffles qu’un buffle isolé. L’autre consiste à diminuer la probabilité d’être attaqué : une proie regroupée dans une groupe de 30 bêtes a mathématiquement dix plus de chance d’être attaquée qu’une autre faisant partie d’une troupeau de 300 individus. Cette deuxième catégorie est à proscrire de son cerveau, c’est l’attitude indésirable de parfaite victime ; cette deuxième façon de penser explique “l’effet du témoin” ou “l’effet du spectateur” c’est-à-dire l’inaction de témoins d’une agression sur un lieu public du simple fait qu’il existe d’autres témoins. Ne soyez pas des moutons, mais plutôt des buffles ou des éléphants qui peuvent aider leurs semblables en cas de besoin !

Ainsi, inspirez-nous des animaux : trouvez un ou plusieurs alliés pour ainsi former un groupe homogène prêt à s’entraider à relever toutes sortes de défis.  

La vie peut être comme une savane. On avance parfois sans savoir où l’on met les pieds. On peut faire des rencontres menaçantes. Néanmoins, si l’on trouve un groupe d’amis fiables, on peut aller plus loin et affronter les plus grands périls et accomplir des projets incroyables.

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