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Votre tâche n’est pas de chercher l’amour…

amour

Votre tâche n’est pas de chercher l’amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que vous avez construits contre l’amour.”  Djalal al-dîn Rûmi

Djalāl ad-Dīn Muḥammad Balkhi (persan : جلال‌الدین محمد بلخی) ou Rûmî, né à Balkh (actuel Afghanistan) dans le Khorasan (grande région de culture perse), le 30 septembre 1207 et mort à Konya (dans l’actuelle Turquie) le 17 décembre 1273, est un poète mystique persan qui a profondément influencé le soufisme

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Cette citation m’a été gentiment suggérée par Simin, une fidèle lectrice du blog. Merci encore à elle !

Qu’a souhaité nous dire Rumi par cette phrase ? Peut-être que l’amour est inné et que l’on apprend à s’en défaire lorsque l’on grandit. L’enfant aime naturellement tout ce qui se présente à lui. L’éducation que l’on reçoit dès le plus jeune âge a sans doute tendance à dresser des murs entre nous et les autres. La culture peut être belle lorsqu’elle embellit notre intellect et notre cœur. Le problème est qu’elle a parfois des aspirations exclusive, ce qui nous conduit à mépriser ceux qui ne détiennent pas ce savoir ou bien qui voient le monde autrement. La culture a pour but de créer un référentiel commun à un groupe d’individus, que ce soit par la langue, l’histoire ou la religion. Le référentiel confère une identité commune, ce qui donne à la fois de la force et de l’homogénéité au groupe. La culture progresse et grandit au contact des autres, mais parfois elle devient rigide et menaçante parce qu’elle-même se sent menacée. 

Notre propension naturelle à aimer devrait être préservée dans le processus de culturation. L’amour n’est pas la fonction première d’une culture, celle-ci vise à créer un groupe uni que l’on peut diriger. En soi, on peut dire qu’une fonction importante de la culture est politique. Quand on contrôle l’imaginaire d’un groupe, on peut influencer ses choix et actions. Ainsi, on voit qu’il est important de toujours garder à l’esprit l’amour et de faire de la culture son serviteur et non son maître. Lorsqu’on développe une ferveur pour la culture, celle-ci doit être subordonnée à la noblesse de notre cœur afin d’en amplifier les qualités et non l’inverse.

 

Utilisez vos vexations

L’avion vole parce qu’il utilise le vent contraire pour s’élever. Les écueils que l’on rencontre sur notre chemin peuvent jouer tout autant ce rôle. Souvent, on réagit de manière binaire : si quelqu’un est gentil avec nous, alors on sera sympa en retour et inversement, s’il est désagréable, on le sera aussi à son égard. Alors, oui, ce peut être une manière efficace de fonctionner à court et moyen terme. Mais qu’en est-il de notre progrès émotionnel voire spirituel lorsqu’on agit toujours de la sorte ? Les vexations qui nous affectent devraient idéalement nous servir de matière à réflexion autrement elles finiront par devenir ces murs que l’on dresse entre soi et les autres comme l’indique Rumi. Bien sûr, il y a des gens malveillants, et il vaut mieux s’en protéger si on ne trouve pas une manière saine de résoudre un conflit. Néanmoins, dans la plupart des cas, une vexation est en fait une opportunité d’approfondir notre relation avec quelqu’un puisqu’elle est une invitation à faire preuve d’empathie vis-à-vis de soi et de l’autre. Si chaque vexation pouvait être résolue par l’introspection et l’empathie on pourrait en réalité créer des liens plus forts avec autrui. 

 

L’importance de la docilité : ne pas réinventer la roue

Dans notre processus d’autonomisation (ou d’individualisation) vis-à-vis d’un parent ou d’un professeur, on a tendance parfois à vouloir tout remettre en question ce qui peut avoir un effet néfaste sur notre apprentissage. Les génies qui ont brillé par le passé l’ont été par leur capacité à assimiler les savoirs existants pour les dépasser ou les contredire par la suite. Le problème d’avoir une attitude rebelle et systématique est que l’on ne peut pas rendre possible la première étape du processus de dépassement ou de découverte scientifique. Ce n’est bien souvent qu’une seule trouvaille, un petit pourcent qui fait toute la différence. Cela implique donc qu’il y ait 99% de savoir déjà connu qu’on a déjà assimilé. Il en va de même pour la quête d’amour, du moins la destruction des obstacles qui nous séparent de lui. Toutes les connaissances qui touchent au développement personnel ont été pour la plupart produites au cours des derniers millénaires, que ce soit via la philosophie ou la spiritualité notamment. Il est vain de se mettre à vouloir inventer de nouveaux concepts si l’on a pas un minimum assimilés les savoir d’antan : il est possible qu’ils aient déjà existés sous un autre nom. Notre salut vient du dépassement de la connaissance acquise, par une étude scrupuleuse et assidue et les réflexions associées. 

Arrêter de faire semblant d’être heureux

Pour être heureux, il ne faut pas porter le masque du bonheur. Il est sain d’accepter les sentiments plus sombres qui nous envahissent. Ils sont là pour nous apporter un message qu’on ne pourrait peut-être pas comprendre sinon. Il est aussi bon de leur donner du sens mais aussi de les traiter comme une blessure physique : on la soigne, puis on la laisse cicatriser sans être obnubilé par elle. Les souffrances morales sont souvent des tremplins vers un bonheur authentique lorsqu’on arrive à les comprendre et les panser. Il en va de même pour les murs que l’on dresse entre soi et les autres : prétendre que tout va bien alors que quelque chose vous dérange ne fera qu’envenimer les choses. S’arrêter et détruire ces murs que l’on bâtit dans notre esprit et notre cœur est préférable même si on donne l’impression de prendre nos distances.

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One Thought to “Votre tâche n’est pas de chercher l’amour…”

  1. Je trouve ta vision des choses vraiment très intéressante. Ton interprétation de cette citation est complète et je suis globalement d’accord avec toi. J’ai particulièrement aimé quand tu dis je cite « Quand on contrôle l’imaginaire d’un groupe, on peut influencer ses choix et actions » et ça c’est entièrement vrai. On parle souvent de croyances limitantes mais les croyances collectives sont tout aussi destructrices. On l’a bien vu avec la propagande hitlérienne… AUjourd’hui, les médias ont un certain monopole des pensées et ça serait pas mal de se remettre en question individuellement sur ce point.

    J’aime aussi le fait d’accepter les souffrances, elles font parties intégrantes de la vie et nous en avons même besoin.
    Je ne connaissais pas cette citation mais l’idée et le sens sont vraiment génial. De quoi faire un court circuit au cerveau pour enregistrer et comprendre qu’elle est potentiellement très vraie.

    Merci pour cet article 🙂

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