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Écrire : un mémoire de métier

Stephen King

Résumé du livre « Écrire » de Stephen King.

En quelques mots

Il ne s’agit pas d’un livre qui tente d’expliquer l’écriture d’un point de vue technique, bien que King en détaille les principes dans une partie consacrée. Il s’agit d’un livre plutôt intime qui aborde l’art de l’écriture sous l’angle de la vie personnelle de l’auteur. Vous y découvrirez certaines techniques mais vous apprendrez à connaître la famille de l’auteur et bien plus de choses encore. Vous pourrez en savoir davantage sur sa personne, sur sa vie avant et après son succès et aussi ce qui a contribué à sa grande réussite.

Sur l’auteur

Il revient donc sur son enfance, sur sa vie, sur son premier grand succès jusqu’à la reconnaissance planétaire. Il se dépeint avec humour et une certaine distance. Il arrive ainsi à raconter son accident qui a failli lui coûter la vie et qui bouleversa son quotidien jusqu’à lui faire presque envisager de renoncer à son art. Les premières sections du livre peuvent paraître déroutantes si vous l’avez acheté uniquement avec l’idée de vous améliorer dans l’écriture. Cependant, cette introduction personnelle est une bonne mise en bouche pour celui qui sait attendre et cela permet de mieux cerner l’auteur et son rapport à l’écriture. Cette dernière a toujours constitué une passion, mais cela lui a pris du temps avant de pouvoir en vivre. Dans le premier temps de sa vie, il mène une existence plutôt ordinaire où ses emplois qu’il occupe ne sont qu’alimentaires, pour subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de sa famille. Il essuiera de nombreux rejets à ses débuts, c’est normal quand on brigue une carrière d’écrivain. Dans son parcours, sa femme joua un rôle important puisqu’elle l’a toujours soutenu dans sa passion pour l’écriture.

Son premier succès, Carrie, lui permet d’empocher une coquette somme d’argent, environ 400 000 dollars ce qui est bien plus ce qu’il gagnait en tant qu’enseignant à l’époque. Cette réussite prend une mauvaise tournure puisqu’il commence à sombrer dans l’addiction aux drogues et à l’alcool. Cette période marquera par la noirceur certains de ses romans de l’époque.

Ce qu’on retient de sa biographie, c’est que la vie d’un écrivain est une longue route, âpre voire sinueuse.

Comment savoir écrire ?

C’est la raison pour laquelle on lit qui s’appelle “On writting” (« Écriture » dans ses versions non anglophones). A noter, ces préconisations s’appliquent surtout pour l’écriture de romans. Pour tous ceux qui souhaitent s’exprimer dans le genre de la non-fiction, certains de ces conseils valent également.

Le style

Pour le style, il nous conseille de lire “The Elements of Style” de Strunk & White. C’est une sorte de prérequis, que tout écrivain digne de ce nom devrait avoir lu.

Personnages

Les personnages jouent un rôle de premier plan pour King. Il en dévoile les facettes au fur et à mesure, comme on épluche un oignon, couche après couche.

Une bonne écriture

Une bonne écriture repose avant tout sur une construction syntaxique où les mots n’ont pas tous la même importance. Voyons ensemble ces mots et la place qu’ils occupent dans le style de Stephen.

Les adverbes

Ils sont à proscrire, autant que possible. Il faut les utiliser qu’en dernier recours. Pour King, les adverbes alourdissent le style.

La voix passive

ll préconise d’employer la voix active autant que possible.

Une grammaire correcte.

Ayez une grammaire conforme aux normes de votre langue. N’enfreignez pas les règles grammaticales pour paraître différent ou créatif.

Supprimez les mots inutiles

Beaucoup d’aspirants écrivains surchargent leurs pages de mots encombrants (j’en fais partie). Ne vous satisfaites que des mots utiles, allez à l’essentiel.

Le vocabulaire

Utilisez seulement des mots que vous connaissez. Prenez le premier mot qui vous vient à l’esprit. Éviter tout langage ampoulé. Si vous voulez enrichir votre vocabulaire, lisez plus. Au moment d’écrire, n’employez que le strict minimum : soyez simple et direct.

L’intrigue

Selon l’auteur, les trois piliers d’un bon texte sont la narration, la description et les dialogues. L’intrigue est omise de ce triptyque. Il faut donc là aussi s’en tenir à l’essentiel : laisser les personnages se découvrir au fil du temps.

Les descriptions

Elles sont là pour introduire un travail d’imagination chez le lecteur, il faut donc bien doser les détails au risque de ne plus laisser de place au travail créatif de ceux qui vous lisent. Un livre est en réalité un travail à deux. C’est une porte vers l’imagination de chaque lecteur. Il faut choisir les détails qui serviront la narration et l’imagination sans trop en dire.

Les dialogues

Ils sont là pour faire parler les personnages avec honnêteté et ainsi pouvoir conférer un réalisme à l’histoire dans la tête de celui qui vous lit.

Montrer au lieu de raconter

L’idée n’est pas de raconter une histoire ou une scène. Il faut montrer les choses pour que le travail se fasse avec tout dans la tête du lecteur. Il faut accompagner les gens tel un guide de musée qui décrit une œuvre d’art à un non-voyant. Il faut ensuite laisser libre court à l’imagination des gens.

Les paragraphes

Ils sont là pour rythmer votre texte. Choisir un rythme qui vous correspond, et tenez-vous-y.

Rétrospectives

Évitez autant que possible les rétrospectives et autres flashbacks.

Autres conseils

Fermer la porte

Pour entrer dans un état de flow, il vous faut fermer la porte de votre pièce. Éliminez toute distraction pour vous concentrer au mieux sur l’écriture.

Lire et écrire : les deux piliers de l’amélioration continue

Il n’y a que deux façons de s’améliorer en tant qu’écrivain : il faut lire et écrire. Par l’écriture, vous vous perfectionnez dans votre art. Par la lecture, vous apprenez des autres auteurs, de leurs styles, de leur univers. Vous enrichissez aussi votre vocabulaire. Vous apprenez aussi bien des mauvais que des bons, sur ce qu’il ne faut pas faire et ce qu’il faut privilégier.

Que faire après le premier jet ?

King conseille d’écrire le premier jet de votre livre en 3 mois. Il vous faut ensuite attendre plusieurs semaines (environ 6) afin d’avoir un regard neuf sur votre travail. N’attendez pas plus de 6 semaines pour ne pas oublier l’intrigue ou les personnages. En vous relisant, vous prendrez conscience des incohérences, des failles ou des détails à ajouter. Vous en profiterez pour faire un premier écrémage pour supprimer les adverbes inutiles.

Le second jet

À la deuxième réécriture, il préconise de supprimer environ 10 % du texte, toujours dans cette esprit d’aller à l’essentiel.

Les avis externes

Ne montrez votre travail qu’après au moins une deuxième écriture.

Les cours d’écriture : à éviter

Selon lui, ils interrompent le travail d’écriture. Il vaut mieux lire et écrire.

Trouver les bonnes raisons

Écrire doit être motivé par le fait d’écrire (la joie ou l’enthousiasme) et non pas les résultats de l’écriture. Si vous écrivez pour l’argent ou la gloire, vous vous trompez de vocation.

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