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Aucun de nous n’est complet en lui seul

Virginia Woolf

Aucun de nous n’est complet en lui seul. Virginia Woolf

Virginia Woolf, née Adeline Virginia Alexandra Stephen le 25 janvier 1882 à Londres et morte le 28 mars 1941 à Rodmell (Royaume-Uni), est une femme de lettres anglaise. Elle est l’un des principaux écrivains modernistes du XXe siècle.

Nous venons seuls au monde et nous repartons seuls, entre ces deux moments, notre vie n’aura trouvé sa complétude que dans la rencontre avec autrui. Notre identité se nourrit et se construit par la confrontation avec les autres. Ce choc des consciences est nécessaire pour atteindre un état de maturité. De même qu’il a fallu deux personnes pour nous concevoir, nous aurons toujours besoin d’autrui pour grandir. La présence physique de l’autre n’est pas essentielle, on peut la rechercher dans les livres ou ailleurs, le tout étant de trouver un réceptacle de conscience. Même sur le chemin de la réalisation spirituelle, l’autre est présent, peu importe si l’on médite dans une grotte ou dans un monastère isolé. Cet autre, qu’on l’appelle Dieu, intelligence universelle ou nature, même si on ne le voit pas, notre conscience humaine a besoin de le conceptualiser pour créer une sorte de dialogue intérieur pour nous faire progresser dans cette voie. À ce titre, la solitude n’existe pas vraiment car nous trouvons toujours un moyen de recréer l’altérité. 

L’origine de cette recherche de l’autre est sans doute une vacuité, un manque intérieur. Bien qu’étant une faiblesse, c’est elle qui est l’origine de toutes les forces motrices des capacités humaines. Ce handicap est la source de nos plus grandes réalisations mais aussi de terribles catastrophes.

Il existe néanmoins un état de plénitude qui peut être atteint lorsqu’on a réussi à accueillir l’autre (Dieu par exemple) dans son cœur et son esprit, c’est à ce moment-là qu’on peut trouver l’apaisement

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