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Lisez seulement les livres que vous lirez au moins deux fois

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Une leçon d’essentialisme

Le temps est limité et celui consacré à apprendre peut représenter une part non négligeable de notre quotidien. Un principe qui pourrait être utilisé pour économiser du temps serait de ne pas s’attarder sur des choses qui méritent seulement d’être lues qu’une fois. À moins que notre métier ne soit lié à de l’information qui souffre de l’obsolescence rapide (ex : nouvelles etc.), il n’est pas nécessaire de consommer des idées sur lesquelles il ne vaut pas la peine d’y revenir. 

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La réussite consiste à appliquer des principes de bases et à essayer de les incarner au quotidien par nos actions. Le défaut que font souvent les gens, c’est d’essayer de vouloir trouver l’astuce qui leur permettra d’avoir de l’avance sur leurs concurrents sans réaliser le travail préalable destiné à l’acquisition des principes essentiels. Cette mentalité visant à chercher des raccourcis nous conduit à négliger nos fondamentaux (cf. article revoir ses fondamentaux)  et finalement à tourner en rond à la recherche de la meilleure idée qui soit sans jamais l’approfondir. 

Un livre est l’expression d’une pensée, mais toutes les pensées n’ont pas subi la même décantation (cf. les 4 niveaux de discussion). Les pensées qui relèvent du divertissement ne devraient pas constituer une part importante de nos lectures, il faudrait idéalement les réduire au minimum les contenus seulement distrayants ou du moins avoir un œil critique sur ce que l’on consomme en faisant la part des choses entre les contenus de valeur et ceux qui n’en sont pas. 

La difficulté d’identifier un contenu qui mérite d’être lu plusieurs fois 

Dans la pyramide des niveaux de discussion, le niveau qui mérite véritablement une relecture correspond aux concepts. Le reste peut être négligé. 

Cet effort d’essentialisme nous permet de gagner du temps et de l’énergie et de nous concentrer sur ce qui nous apportera véritablement de la valeur de façon durable. 

Bien sûr, ici il ne faut pas non plus comprendre qu’il faille seulement lire des livres théoriques. Il s’agit plutôt de lire des ouvrages qui possèdent en arrière-plan un contenu conceptuel même s’ils se présentent sous la forme d’histoires, de récits ou de descriptions. Ainsi, lorsque vous lisez une biographie, vous accéder aux trois premiers niveaux de la discussion et souvent vous accédez à la substantifique moelle, c’est-à-dire les concepts. Il arrive bien sûr que des biographies soient sans consistance et que vous perdiez votre temps à la lire. 

Pour savoir si un livre a quelque chose à vous apprendre au-delà des apparences peut être assez rapide. Premièrement, êtes-vous accro à l’histoire ? Même si le livre n’est pas très profond, il possède sans doute des ressorts narratifs dont vous pourrez vous inspirez. S’il n’est pas captivant, avez-vous dû vous arrêter plusieurs fois pendant votre lecture, pour méditer quelques secondes voire minutes aux idées que vous avez découvertes. Si vous vous rendez compte que dans les 30 premières pages du livre vous n’avez pas une seule fois levé la tête pour réfléchir à ce que vous avez lu, il est fort probable que ce livre ne vaut pas la peine d’être lu deux fois. Bien sûr, vous allez me dire qu’il y a des exceptions, dans ce cas vous pouvez augmenter la jauge de tolérance comme bon vous semble. Cependant, cette règle est assez fiable, si vous n’avez pas médité une idée dans les 30 premières pages, il y a de fortes chances que ce livre ne mérite pas d’être relu. 

En appliquant ce principe, vous réduirez de 90% le nombre de livres que vous devrez lire et cela libérera autant de temps dans votre vie quotidienne. 

Alors bien sûr, on ne peut pas se permettre d’acheter tous les livres qui nous tentent pour se rendre compte ensuite qu’après en avoir lu les trente premières pages qu’ils ne valent pas la peine d’être lus. Certes, mais il ne faut pas commettre l’erreur des coûts irrécupérables* qui nous oblige à continuer la lecture de quelque chose qui ne nous apportera rien et qui ne nous fait que perdre notre temps. [* D’après Wikipédia : En économie comportementale et dans l’analyse de la décision, les coûts irrécupérables (sunk cost en anglais) sont les coûts qui ont déjà été payés définitivement ; ils ne sont ni remboursables, ni récupérables par un autre moyen.] Notre jugement ne devrait pas être altéré par des mauvais choix d’investissement, c’est hélas un biais répandu. 

Pour pallier le problème d’avoir à acheter le livre avant de se rendre compte de son inutilité, plusieurs solutions s’offrent à nous : 

  • lire un ou plusieurs résumés du livre avant de l’acheter
  • demander conseils à des gens fiables dont on apprécie les goûts livresques 
  • lire le livre préalablement sur internet (il est souvent possible d’avoir un extrait du livre avant achat) ou en librairie 
  • souscrire à un abonnement de lecture de livres digitaux qui permet de lire un nombre illimité de livres (le plus souvent le choix est lui limité) 
  • etc. 

Vous avez aussi la possibilité de mettre en place un système qui cumule plusieurs de ces critères. Ainsi, vous pouvez demander à plus amis de confiance (ou personnes que vous suivez sur les réseaux sociaux) la liste des livres qu’ils préfèrent en ayant au préalable lu les résumés. Vous pouvez décider de lire en priorité les livres qui sont en commun parmi ceux proposés tout en appliquant une forme de scepticisme sur les 30 ou 50 premières pages. Vous diminuerez ainsi grandement le temps passé à lire des ouvrages qui ne vous apporteront rien. 

Cela dit, j’ai trois 3 arguments allant à l’encontre de l’idée générale de cet article, les voici : 

  • Il ne sert à rien d’économiser du temps de lecture si c’est pour le consacrer ensuite à regarder des films ou toute autre activité a priori improductive
  • Il arrive qu’un livre ne révèle pas ses secrets parce que nous ne sommes tout simplement pas assez matures pour les découvrir, auquel cas le problème ne vient pas du livre mais de nous-mêmes. 
  • Bien souvent la valeur d’un livre réside dans une seule et unique idée que l’on va déceler au milieu ou à la fin (voire après lecture et méditation sur le livre), dans ce cas la règle des 30 pages est préjudiciable.

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