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Le pouvoir du silence : contre la dictature du bruit par Robert Cardinal Sarah

Le silence a constitué une ressource abondante et ce depuis des âges immémoriaux. Il en allait de même de la totale obscurité, la nuit ou encore de l’air pur que l’on pouvait respirer à pleins poumons. L’eau potable et fraîche qui était généreusement distribuée par la nature est devenue aussi rare que les oiseaux dans le ciel des villes. L’accès à ces ressources qui semblaient des acquis il n’y a pas si longtemps est devenu aujourd’hui de plus en plus rare jusqu’à devenir des biens de consommations à part entière. Le chamboulement technologique, la consommation à outrance, l’augmentation exponentielle de la population ont fait de ces biens communs des denrées précieuses que l’on s’arrache parfois à prix d’or, dans une logique de plus en plus irrationnelle (ex : l’eau vendue en bouteille issue de la fonte des icebergs).

Le silence n’échappe pas à ce phénomène, pour y accéder, il faut s’éloigner des villes et partir loin, ce n’est qui n’est pas à la portée de tous. Pourtant, il existe un moment, très tôt le matin ou très tard le soir où vous pouvez renouer avec le silence pour vous reconnecter à Dieu. Le cardinal Sarah nous rappelle dans son livre les propriétés du silence pour tous ceux qui souhaitent entretenir et faire grandir leur foi.

Si une phrase pouvait résumer ce livre, ce serait la suivante :

L’homme n’a qu’un choix : Dieu ou rien, le silence ou le bruit. 

Une autre section intéressante :

Sans le silence, Dieu disparaît dans le bruit. Et ce bruit devient d’autant plus obsédant que Dieu est absent. Si le monde ne redécouvre pas le silence, il est perdu. La terre se précipite alors dans le néant

ll n’est pas possible d’écouter Dieu si on est constamment maintenu dans le bruit, que ce soit par le bavardage, la musique incessante, le bruit des moteurs automobiles etc. La civilisation actuelle s’est débarrassée du silence. En faisant cela, elle nous enlève la possibilité de nous connecter à Dieu.

Dieu ne parle pas mais sa voix est claire pour celui qui daigne tendre l’oreille

Avec le bruit, la modernité a progressivement mis au placard une pratique plurimillénaire et pourtant ô combien importante, à savoir la prière. Sans silence, il est difficile de trouver la tranquillité d’esprit pour se connecter à Dieu. Il semble aujourd’hui que tout soit fait pour nous empêcher d’entretenir un lien spirituel.

Le silence comme moyen de créer de l’intimité

Ce n’est pas dans le vacarme ou le bruit que l’on crée de la proximité. Cela constitue plutôt des formes d’agressions qui négligent notre nature sensible et divine. Pour pouvoir créer de la proximité voire de l’intimité avec quelqu’un, il faut être en mesure de créer du silence. Celui-ci est d’essence spirituelle. Lorsqu’on arrive à être à l’aise dans le silence avec une autre personne, cela signifie que nous sommes enveloppés d’un voile divin qui instaure une communication non-verbale. Le bruit devient superflu, on commence à se connaître en profondeur sans qu’il soit besoin de parler. Nos seules présences se suffisent à elles-mêmes, elles instaurent un dialogue sans mots qui est béni par Dieu. C’est surtout dans le silence que l’on peut créer du sacré entre les êtres humains.

Le silence face au mal

Le silence n’est pas passif. C’est une lutte subtile contre les êtres moins éclairés. Par la prière on peut faire face au mal. Par la lutte interne que l’on mène, par les prières qu’on adresse à Dieu, on contribue à notre échelle à repousser le mal, le premier étant celui que l’on cultive en soi. Si nous arrivons à diminuer la voix du mal qui murmure dans notre tête, on peut plus facilement lutter contre des forces extérieures menaçantes. La paix intérieure crée une paix extérieure. C’est en maintenant un équilibre mental et la présence divine dans son cœur par le silence qu’on est le mieux armé pour affronter la malveillance qui est présente partout autour de soi.

Le silence est un ingrédient essentiel à la vie humaine

Chaque être humain aspire à une forme de silence et ce, même si tout semble montrer le contraire. C’est dans l’incapacité de trouver le silence que beaucoup cèdent à la tentation du bruit. Le silence est un incroyable compagnon de route qui vous aidera dans les moments les plus difficiles de votre vie. Le silence nous enseigne les plus belles vertus du cœur : patience, tempérance, pardon, bienveillance et humilité.

Pour être à l’aise avec le silence, il faut aussi se lier d’amitié avec la solitude. Ce sont deux compagnons importants de la quête spirituelle. Quand on renforce notre amitié avec Dieu, on est en mesure de trouver la paix avec soi et ainsi de mieux se connaître.

Le silence n’est pas facile à trouver

L’apprentissage du silence est difficile puisqu’il met à nu nos angoisses, nos peurs, nos démons intérieurs etc. C’est aussi pourquoi beaucoup de gens se réfugient dans le bruit, c’est la meilleure manière de fuir ce que nous sommes. Pour être vraiment accompli, il faut se résoudre à combattre les maux qui troublent notre âme. L’apprentissage est long mais il en vaut la peine. Notre cœur est comme un temple qu’il faut dépoussiérer et débarrasser de ses êtres indésirables (nos propres démons). Lorsqu’on a fait cet effort de nettoyage régulier par la prière et le silence, on est plus à l’aise de revenir dans cet espace céleste. Bien sûr, si on ne prend pas le temps de faire le ménage dans un endroit, il est rare qu’on ait envie d’y rester.

Le premier langage de Dieu est le silence.

Il est convenable de parler uniquement quand cela est nécessaire ou que cela constitue une œuvre charitable. Il convient de parler seulement si nos paroles sont plus fortes que le silence.

Phrase de conclusion, issue de livre :

Dieu se drape de silence et ne se révèle qu’à l’intérieur de notre cœur.

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