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L’amour pour grandir, a besoin d’un objet

aimer

Nous avons tous une réserve d’amour qui s’exprime de manière indistincte à notre naissance. C’est ce que l’on appelle communément la pureté ou l’innocence des enfants. Comment se fait-il que l’on perde parfois ce réservoir de bienveillance et de compassion dont nous sommes pourtant pourvu tous lorsque l’on naît ? 

La première réponse à cela est notre éducation : on nous enseigne à bien former notre tête, mais notre cœur est négligé dans la plupart des enseignements publics. 

Du fait que les qualités du cœur ne sont plus sollicitées voire bien souvent réprimées, nous perdons ce grand bienfait. Il faut donc comprendre que le cœur grandit quand on l’utilise : physiquement (c’est un muscle, c’est certain) et métaphoriquement (il fonctionnerait comme le moteur d’un voiture). 

Pour garder les ressources métaphoriques du cœur, il faut aimer au quotidien. De même qu’un moteur s’encrasse et devient moins performant si on le délaisse, le cœur perd de son pouvoir lorsqu’on n’en fait plus usage. 

Une voiture pour “rester en forme” a besoin de rouler, d’un itinéraire, une destination. Notre cœur métaphorique fonctionne de la même manière, il faut qu’il aime, il lui faut un objet pour exister, que ce soit un ami, un être vivant, un étranger, Dieu, notre femme ou notre époux. Ainsi, il est nécessaire de “penser” chaque jour avec son cœur. Il faut l’entraîner au quotidien à aimer. 
De même qu’une voiture peut rencontrer des terrains difficiles à franchir parce qu’ils sont rocailleux ou sableux, le cœur d’un être humain peut trouver difficile d’être compatissant pour telle ou telle personne parce qu’elle ne dispose pas des vertus qu’on apprécie. Il faut pourtant s’efforcer d’aimer, c’est dans ces conditions qu’on éprouve l’amplitude de notre cœur. Que penser d’une moteur d’un véhicule qui ne serait confronté qu’à des autoroutes toutes bien bitumées ? On ne pourrait pas vraiment savoir ce qu’elle a “sous le capot”. Ce n’est que lorsque la voiture quitte les sentiers battus que l’on connaît sa force et que l’on l’entraîne pour les compétitions de rallye.  Le cœur est pareil, il a besoin d’adversité pour fonctionner et s’améliorer.

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