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Un condensé de Walden, de David Thoreau

Walden

Vous vous êtes surement trouvé un jour épuisé(e) par la vie citadine ? Un contact quotidien avec la foule, le bruit et la pollution peuvent rapidement saper l’énergie même pour les plus urbains d’entre nous. Partir s’isoler dans la forêt qui n’en a jamais rêvé ? David Thoreau l’a fait, en 1835, et n’avait pas pu comme aujourd’hui prendre un billet pour rejoint la solitude des plages paradisiaques d’Asie ou d’ailleurs. Quels en ont été ses enseignements ? C’est ce qu’il a tenté de nous compté dans son livre Walden, ou la vie dans les bois. Walden est le nom d’un étang près duquel l’auteur a décidé de vivre, dans une maison en bois, seul et face à lui-même, dans la nature.

C’est une entreprise assez romantique que de vouloir s’émanciper de la ville et de ses conventions sociales. Pourtant la vie à Walden était encore une réalité pour nombre d’amérindiens qui, bien que vivant en tribu, avaient adopté un mode de vie proche de la nature. Cette proximité géographique a peut-être été une motivation pour David Thoreau qui souhaitait ainsi percer les secrets de ses contemporains, indigènes d’Amériques, si proches et pourtant si éloignés de lui à la fois.

L’auteur prend conscience que la vie moderne n’offre que peu de place pour accéder au savoir et à la connaissance de soi

Il constate en effet que le travail et les obligations empêchent la plupart des « hommes modernes » de profiter des joies de la vie. De manière assez avant-gardiste, il rejette le consumérisme de son époque qui illustre la vanité ainsi que la vacuité intérieure dont beaucoup d’américains souffrent selon lui. Par ailleurs, il voit aussi que le travail intense prend parfois la forme d’une servitude volontaire qui détourne les individus de la lecture ou du repos. Selon David, les travailleurs de son époque sont dans une grande majorité abrutis par leur travail et n’ont même plus la capacité de penser par eux-mêmes.

Thoreau décide de partir dans les bois pour vivre une vie simple, celle qui subvient aux besoins élémentaires de nourriture, d’abris, d’habits et de combustible (pour la chaleur durant les hivers). Il exprime ainsi son refus des mondanités ou à de quelconques reconnaissances sociales. Cette vie simple lui aurait permis selon lui d’avoir davantage de temps pour lire, penser et clarifier ses idées.

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L’habitat de ses contemporains est pour lui devenu principalement ostentatoire. Montrer son statut est la fonction principale d’une maison de son époque (et d’aujourd’hui souvent) qui la détourne de son rôle originel que d’être fonctionnelle.
La simplicité voire la frugalité décharge de tout ce temps passé à travailler pour finalement n’obtenir qu’une reconnaissance sociale. Dans sa vie à l’air libre, Thoreau apprend à construire sa maison et cultiver ses propres légumes, ce qui lui procure une joie simple mais profonde.

Bien que vivant seul dans un bois, il recevait parfois la visite d’amis artistes ou de curieux son mode de vie. Mais Thoreau avait aussi des voisins : la faune avec laquelle il partageait la forêt, des rongeurs, oiseaux et petits félins. Il apprend aussi les charmes, bienfaits et défis de chaque saison. La vie urbaine ne lui aurait pas permis de voir un tel changement durant l’année.

Cette communion avec la nature lui a donné un regain d’énergie qu’il n’avait jamais expérimenté auparavant. Après 2 ans de vie dans les bois, Thoreau part de Walden mais retient de précieuses leçons. Selon lui, la simplicité de sa propre vie permet de combattre la complexité du monde extérieur. Vivre simplement permet d’élever sa conscience et de s’émanciper des conditionnements d’une vie de labeurs. Chercher la vérité est bien plus précieux que de courir après l’argent ou la célébrité. Le matérialisme nous empêche de vivre notre vie pleinement.

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