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L’apprentissage des valeurs ne s’arrête jamais 

valeur

Il y aurait semble-t-il plusieurs stades de développement. Quand on est enfant, on essaie de nous inculquer des valeurs, c’est le travail des parents et de l’école en partie. Quand on devient grand, cet apprentissage semble se focaliser uniquement sur l’acquisition de compétences, on en vient à oublier la nécessité de continuer à s’éduquer moralement.

L’éducation morale a longtemps été un monopole des églises. Il se trouve aujourd’hui que les sociétés laïques laissent libre cours à la bonne volonté de chacun pour qu’il se forme dans ce domaine. Or, il en résulte le plus souvent que si les gens ne sont pas proactifs dans leur éducation morale, ils risquent très probablement de se détourner du chemin de la morale. Un jardin ne s’entretient pas tout seul, il faut la volonté ferme du jardinier pour extirper les mauvaises herbes. La moralité agit de la même manière, il faut constamment être vigilant à la noblesse de notre cœur sinon nous allons agir indignement ou de façon injuste.

Comment éduquer son cœur à l’ère actuelle ?

Il existe plusieurs façons. Si vous n’êtes pas religieux, il existe toujours la philosophie qui peut vous venir en aide dans ce domaine. Nous avons en tant qu’être humain un sens intuitif de ce qui est bon ou mauvais. Cette réalité est particulièrement vraie à un jeune âge. Cette intuition peut se manifester de plusieurs façons, le sentiment de honte au moment de réaliser une mauvaise action en est un bon exemple. Plus on vieillit, plus on a de possibilités de se laisser intoxiquer par des idées néfastes et immorales si on n’est pas vigilant. À ce titre, il existe de nombreux aspects de la société moderne qui légitiment des conduites immorales ou du moins imparfaites.

Trouver des amis qui sont sur la bonne voie

Lorsqu’on poursuit un projet, il est toujours mieux d’être accompagné, épaulé et finalement tiré vers le haut. Il en est de même pour la pratique de l’éthique. Il est plus facile d’être vertueux si on est entouré de gens qui empruntent le même chemin. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre ses distances vis-à-vis de personnes proches qui n’ont pas du tout les mêmes objectifs moraux. Ils finiront tôt ou tard par vous contaminer si vous les laissez s’immiscer dans votre vie.

Ne pas surestimer sa vertu

Nous sommes souvent meilleurs pour observer les défauts d’autrui. Cette attitude postule d’un sentiment de supériorité et même d’une exemption de reproche qu’on peut se faire. Si vous commencez à rechercher les défauts des autres, vous êtes en réalité dans une mauvaise voie. Ne cherchez pas à changer les autres. Soyez indulgent envers autrui et intraitable vis-à-vis de vous-même. Bien sûr, s’il s’agit d’amis proches ou d’un conjoint, vous vous devez de communiquer parce que ces relations impactent grandement votre vie. Vous ne pouvez pas ignorer les défauts d’un partenaire de vie si vous estimez que cela gêne votre relation.

Garder sa capacité à changer (habitude etc.)

Si vous avez un esprit flexible et ouvert, vous pourrez continuer à apprendre et vous améliorer. Veillez à ne pas céder à une forme de dogmatisme ou de rigidité qui peut être une vision étriquée de la vertu.

Garder le tuteur comme image à l’esprit

Un humain est comme un arbre, il a besoin d’un tuteur pour pousser droit. Au bout d’un moment, on pense qu’on n’a plus besoin de tuteur, c’est légitime, mais on oublie aussi qu’on continue à grandir. Il faut que quelqu’un vienne élaguer les branches de l’arbre qui poussent de travers. Il en va de même pour l’humain, il a besoin d’être remis dans la bonne voie, même si ça ne fait pas plaisir à entendre. Il faut accepter la critique avec humilité et résolution au risque d’arrêter d’apprendre.

La voie de la vertu et celle de l’intérêt sont rarement les mêmes

Beaucoup de nos décisions sont motivées par l’intérêt. Quand on pense à une carrière qu’on embrasse, un métier qu’on choisit, on le fait parce que ça nous donne à la fois sécurité matérielle et statut social dans certains cas. Il en va de même pour de nombreuses décisions que l’on prend au quotidien. On recherche le plus souvent le plaisir ou l’intérêt et on fuit la douleur. Agir toujours ainsi nous garantit rarement une vie honorable. Pour vivre de façon digne, il est bien souvent nécessaire de faire des choses qui ne nous offrent aucune gratification immédiate.

Toute chose a un prix

Toute grande chose a un prix. Rien de vraiment exceptionnel ne se bâtit sans une contrepartie ou une forme de sacrifice. Pour pouvoir atteindre un but élevé, il faut savoir serrer les dents et mettre de côté l’envie d’avoir une vie équilibrée à tout instant. Une vie équilibrée se construit par une succession de périodes où nous étions focalisés sur une chose particulière (cf.article). Chaque moment de la vie est lié à un domaine : l’étude, l’apprentissage, l’amitié, le travail, l’amour, la transmission etc. On ne peut pas tout avoir tout le temps. Il faut savoir être patient et endurer des moments polarisé sur une chose pour en apprécier les fruits par la suite.

Ne pas céder aux plaisirs faciles

L’ennui ou la volonté de satisfaction immédiate nous conduisent à flâner sur la toile à la recherche de divertissements visuels. Ces divertissements peuvent prendre plusieurs formes et bien souvent ils peuvent revenir à contempler la beauté d’individus, c’est un plaisir visuel parmi d’autres. Cette habitude répandue auprès de la gent masculine n’en est pas moins néfaste. Elle nous pousse progressivement dans la concupiscence. Les sociétés industrialisées sont les premières à provoquer et même encourager insidieusement ce comportement. La consommation est le socle sur lequel repose notre modèle économique. Tous les moyens sont bons pour nous pousser à acheter. Le corps des femmes en est la première victime (et complice d’une certaine manière). L’absence de pudeur dans l’espace public, médiatique, audiovisuel et sur internet rend difficile le maintien de notre propre pudeur. Il semble que tout soit licite. Indirectement, on nous dit que certaines barrières morales n’existent plus. C’est là le piège.

Arrêtez-de faire de votre cerveau une victime de la dopamine

Il n’existe qu’une manière d’expérimenter le bonheur de façon durable. C’est au travers de la joie. Si vous sautez d’une simulation à une autre, que vous soyez sur votre téléphone portable ou en train de grignoter des sucreries, vous entraînez votre cerveau à la superficialité. Les plaisirs les plus immédiats sont rarement les meilleurs. Vous devez au contraire recâbler votre cerveau pour apprécier des satisfactions plus élevées. Il vous faut davantage vivre dans la joie qui est le fruit d’un effort important. L’effort, qu’il soit physique, intellectuel ou spirituel amène à une certaine dose de joie qui est bien plus profonde que les plaisirs faciles du quotidien.

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