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L’anxiété de l’IA

Si la révolution industrielle a amplifié voire créé la notion même de productivité dans la tête des gens, l’IA joue et jouera un rôle bien plus insidieux.

Homo productivicus

Dans le creuset de nos existences modernes, les liens du sang se défont lentement, imperceptiblement, comme une ancienne étoffe qui s’effiloche. Car nous ne nous découvrons plus qu’à travers l’œuvre du labeur quotidien et l’éclat de la productivité qu’il projette. Le travail a usurpé le trône autrefois occupé par la famille : il est devenu notre miroir, notre maître, notre identité. Ainsi, la nombreuse progéniture, naguère fierté et richesse, apparaît désormais comme l’indice d’une déchéance—pour les uns, le stigmate d’une classe résiduaire ; pour les autres, l’aveu d’une irrémédiable impuissance à briller dans l’arène professionnelle.

Si l’IA vous inquiète, vous avez raison

L’IA ne viendra pas seulement vous ôter votre travail, ni le fragile prestige qui s’y attachait ; elle risque de saper jusqu’aux fondations de votre vie intérieure, d’engloutir votre sentiment d’être utile et, chez certains, de ternir l’envie même de durer. Déjà, beaucoup déposent les armes, se tenant à l’écart d’une mutation qu’ils contemplent comme un ouragan technique et social contre lequel ils se sentent démunis. Les luddites anglais pouvaient encore projeter leur colère sur des mécaniques de fer, les briser pour se donner l’illusion de suspendre le temps. Les dissidents d’aujourd’hui, eux, n’ont devant eux que des nuées de serveurs éparpillés aux confins du monde, retranchés dans des forteresses invisibles. Cette révolution ne demande plus la permission : elle adviendra, et les silhouettes qu’elle laissera sur le bas-côté seront légion.

Passer du sentiment d’inutilité au détachement

Tant que vous vous laisserez enfermer dans l’idée que votre être se résume à votre rendement, le futur proche ne pourra être pour vous qu’une source de souffrance, d’autant plus aiguë que rares seront, en vérité, ceux qui parviendront à y « réussir ». La seule véritable reprise de pouvoir consiste à redevenir philosophe, à vous hisser à la hauteur de ces hommes et de ces femmes qui, jadis, ont traversé les crises en reprenant possession de leur pensée plutôt qu’en subissant passivement leur époque.

Dans un monde incertain, il y a des choses qui restent certaines

Le bouddhisme, le stoïcisme et le taoïsme sont les enfants du temps immémorial : plus de deux millénaires se sont écoulés depuis leur émergence. Or, cette longévité ne doit rien au hasard ; elle crie, à ceux qui savent l’entendre, que ces sagesses ont fait leurs preuves. À travers les tempêtes révolutionnaires et les chaos innommables qui se sont succédé, elles ont persévéré, traversant les siècles comme les rocs résistent aux assauts de la mer. Leur pérennité même est une forme de testament : elles ont survécu parce qu’elles touchaient à quelque chose d’essentiel chez l’homme.

Un piège qui se referme sur tout le monde

Il est troublant de constater à quel point l’intelligence artificielle semble suivre la même courbe dans la vie de ses admirateurs, qu’ils soient experts chevronnés ou simples profanes. Tout commence par un enthousiasme presque enfantin devant les pouvoirs inédits de cette nouvelle magie technique. Puis les jours, les mois, les années dévoilent l’envers du décor : des effets insidieux, parfois toxiques, qui s’immiscent dans le travail, les relations, le rapport à soi. L’émerveillement se fissure, laisse place à un doute sourd, puis à la peur, parfois à une forme de vertige métaphysique. Le tempo varie d’un individu à l’autre, mais la mélodie finale est souvent la même : une angoisse diffuse qui colore désormais le regard porté sur cette technologie.

Elle compte bien être là pour toujours

Ce qui, d’ordinaire, peut nous apaiser face à certaines tendances technologiques, c’est la sensation qu’elles ne sont que des modes passagères, vouées à se dissoudre dans le flux du temps. Or, avec l’intelligence artificielle, rien de tel : nul ne se berce vraiment de cette illusion. Chacun pressent confusément qu’elle nous accompagnera jusqu’au terme de notre vie, et qu’elle imprimera, chaque année un peu plus, sa marque sur la forme même de notre existence.

La crainte de n’être vu que comme un être inutile

Si, au fil des derniers siècles, la satisfaction de l’homme s’est peu à peu enracinée dans sa capacité à contribuer à la société par son travail et par l’éducation qu’il offrait à ses enfants, cette source de sens se tarit dans un monde où l’IA devient omniprésente. Sa part, face à celle des machines, semble chaque jour plus mince. Ne plus se sentir utile par son œuvre, son métier ou son art ne peut qu’être profondément déstabilisant. Lorsqu’un individu parvient encore à trouver du sens dans la solitude, c’est toujours avec, en arrière-plan, la certitude que la société demeure à portée de main. Mais comment prétendre construire un sens véritable si l’on sait qu’il n’existe plus de tissu social autour de soi ? Une telle situation ne serait rien d’autre qu’un retour à l’état de nature.

Si la société n’est plus, l’homme n’est plus

L’IA ne se contente pas de nous supplanter dans nos tâches : en s’emparant de notre travail, elle ne remplace pas seulement un pan important de notre existence, elle fait tomber le premier domino de notre vie, déclenchant une cascade de conséquences directes et souterraines. Elle retire ce qui, jusqu’ici, nous conférait un statut et structurait l’architecture même des sociétés. Avec elle, ce sont les règles du jeu social qui vacillent, se renversent, et la partie ne se joue plus selon les anciens codes.

L’anxiété est amplifiée par le fait de ne pas savoir à quelle sauce on va être mangés

Lorsque l’ennemi est nettement désigné, l’horizon se clarifie : on sait, au moins, de quel côté vient la menace. L’IA, elle, a beau être posée en adversaire potentiel, nul ne sait encore très bien comment elle rendra nos vies plus difficiles. Pour l’instant, ce qui frappe surtout, ce sont ses atouts apparents, à commencer par la promesse de nous faire moins travailler. Mais, à mesure que le temps passe, elle révèle moins les traits d’une panacée que ceux d’une authentique boîte de Pandore. Ce qui glace le sang, c’est que presque tous ceux qui l’ont étudiée de près convergent vers le même constat : l’IA est dangereuse, et pourrait bien précipiter la fin de l’humanité telle que nous la connaissons. Il y a là de quoi nourrir plus qu’une simple inquiétude.

L’IA nous enlève notre sentiment d’être artiste

L’IA ne supplantera sans doute jamais un De Vinci ou un Van Gogh ; ces sommets-là appartiennent à une forme de génie singulier que la machine ne sait qu’imiter sans véritablement l’habiter. En revanche, elle menace de balayer une grande partie de cette vaste zone intermédiaire peuplée d’artistes qui, de toute façon, n’auraient jamais vraiment frôlé la postérité. Il existe aujourd’hui une foule de créateurs qui se revendiquent artistes et dont les œuvres, dans bien des cas, n’excèdent pas — et parfois même n’atteignent pas — le niveau de ce que produisent les IA. Sur le terrain de la quantité, la comparaison est d’ailleurs sans appel : l’humain ne peut rivaliser. Les IA industrialisent la création ; peut-on encore parler d’art ? J’en doute. Mais dès lors qu’elles déversent en flux continu des images et des formes d’une qualité comparable, voire supérieure à celles des humains, elles contribuent à dévaluer l’ensemble de ce que nous appelons « œuvres artistiques ». Au fond, nombre de graphistes et de dessinateurs n’étaient peut-être pas des artistes au sens fort, mais plutôt des artisans, puisque leur manière de produire se révèle aujourd’hui industrialisable. Leur sort n’est pas sans rappeler celui des artisans de la fin du XIXᵉ siècle, dont le savoir-faire, une fois automatisé, vit la valeur de leurs créations se dissoudre.

Cessez d’être un artisan, ne soyez qu’artiste

Quand les machines aux 19e et 20e siècles remplaçaient les travailleurs manuels qualifiés, il n’était pas bon être artisan. Le seul refuge viable était celui de posséder du capital ou d’avoir des compétences que les machines ne pouvaient remplacer, typiquement celles des notables (avocats, médecins etc.). Aujourd’hui, même les notables sont menacés et tous ceux qui font commerce de leur savoir sont leurs conseils et leurs savoirs sont directement menacés. De nos jours, il faut avoir soit du capital, soit faire partie des quelques spécialistes triés sur le volets capables d’interagir et servir les IA ou bien d’être un artiste, à savoir faire partie des 0,1% de son domaine. Pour construire un cathédrale, vous avez besoin de maçons, de maître d’œuvre et d’un architecte. Soyez vous-même l’architecte de votre domaine. Si vous ne pouvez pas l’architecte de votre domaine, changez de domaine.

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