Quelques idées issues du livre de Mark Epstein, Thoughts without a Thinker

Analyser les principes du Bouddhisme avec un œil de psychanalyste.

Le travail de la psychanalytique n’est en rien une science nouvelle. Le bouddhisme, par sa quête de la connaissance du soi (ou du moi) est un précurseur dans ce domaine. L’épanouissement semble être le but principal de nos vies surtout chez ceux qui ont déjà acquis un confort matériel. Pourtant, il semble aussi que cet idéal n’a jamais était aussi difficile à atteindre tant nos vies sont complexes et tant nous nous attachons à des choses qui nous freinent dans l’accession à la plénitude. Le livre de Mark Epstein tente de présenter le Bouddhisme comme une science, de la même manière que la psychanalyse. Nous verrons quels en sont les caractéristiques et qu’est-ce qui la différencie de la psychanalyse justement.

Colère, désir et illusion : les trois poisons de la souffrances

Colère et désir

Selon la conception bouddhique, le progrès personnel est entravé par trois éléments : la colère, désir et illusion. La science bouddhique a pour but de nous éloigner de ces maux.

Contrairement à cette pensée, chez Freud, le père fondateur de la psychanalyse, il existe deux éléments qui jouent important dans la “santé mentale”, les pulsions de mort et de vie : le thanatos et l’éros

L’éros est vital et tend à être associé au désir sexuel alors que thanatos est destructeur et l’une de ses formes est la colère. Il existe donc des parallèles entre la pensée freudienne et bouddhique quant à l’importance que revêtent la colère et le désir sur le cerveau humain.

L’illusion

L’égo est la principale source de souffrance dans la tradition bouddhique, l’égo est une illusion, il entrave la connaissance de soi.

Le moi, chez Freud peut être une source de pathologie lorsqu’il conduit au narcissisme ou à la dépression lorsqu’il y un désamour de soi.

La libération vient de la libération de l’égo

La méthode préconisée dans le bouddhisme pour accéder à la libération de l’égo est la méditation et la compassion. Elle aide à comprendre la véritable nature du moi qui est le vide.

Edward

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